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Les secrets d’un magazine

Magazine

Depuis un moment, je travaille en tant que graphiste dans une maison de presse. Je suis rédactrice graphiste, pour être précise. En bref, je crée les pages d’un magazine. Le choix des couleurs, des photos et de leurs emplacements… c’est moi. En arrivant dans ce beau monde, il y maintenant quatre ans, j’ai découvert plusieurs astuces sur l’élaboration d’un magazine. J’ai pris conscience que la rédaction joue sur l’inconscient du lecteur. Grâce à de petits détails qui font toute la différence. Je vous en livre quelques-uns, qui sont complètement logique, au final.

Les photos sont choisies en fonction des saisons

Jamais, ô grand jamais, vous ne verrez une photo estivale en plein mois de décembre. Ce qui sous-entend les vêtements des modèles, la météo sur la photo ou encore les fiches recettes. C’est tellement évident en fait, mais personne ne s’en rend compte. Chaque photo, même celle de la taille d’un timbre post, est choisie en fonction des saisons. Les petites robes en été, les gros pulls en hiver. Les glaces l’été, les soupes l’hiver. Vous voyez l’idée ?

Les photos colorées en grand

Complètement obvious, non ? Les belles photos, surtout quand elles sont colorées, sont mises en avant afin d’arrêter l’œil du lecteur sur la page. L’esthétique et le visuel avant tout. Eh oui, car c’est grâce à ça qu’on s’arrête sur une page en premier lieu. Et on choisit de le lire ou non selon le sujet traité.

Les pubs en page de droite

Quand on lit un magazine, c’est toujours la page de droite que l’on voit en premier. C’est pour ça que les annonceurs sont toujours placés en page de droite. Ils payent assez chers pour être mis en avant. Et s’il n’y a pas de pub, la photo majeure de l’article est souvent en page de droite. En revanche, ce n’est pas toujours le cas en presse jeunesse, c’est un cas particulier.

Un mensuel travail deux mois en avance, voire trois

Bon, il y a peut-être des exceptions, je ne connais pas le fonctionnement de toutes les rédactions, mais bien souvent, c’est environ deux ou trois mois en avance.
Si je vous dis qu’au mois d’août, je finissais le numéro de novembre, déprimant non ? Euh.. Oui. J’ai même commencé un article pour décembre le dernier jour d’août. Comment exprimer la sensation de travailler sur un numéro de Noël alors qu’on porte encore des sandales ? Parfois démoralisant, oui oui.

Les phrases sont ré-écrites en fonction des maquettes

Quand le graphiste fait sa maquette, il décide exactement de l’emplacement du texte. Son emplacement de début et de fin. S’il décide que c’est trop long, qu’il y a du « débord » comme on dit dans le milieu, ce n’est pas son problème. C’est ensuite le service des Secrétaires de Rédactions qui se chargera de couper des infos, des morceaux des phrases… pour tout faire rentrer dans le bloc de texte. Idem, si on estime que le titre est trop long -parfois les rédacteurs se font beaucoup trop plaisir sur l’écriture.

Je suis à peu près sûre que chacun se dit maintenant « Ah beh oui, c’est logique ». Car oui, ça l’est. Mais personne n’y réfléchit vraiment, tout ceci est adapté pour arrêter le lecteur où l’on souhaite et comme on le souhaite sur le magazine. Grâce à l’inconscient. Rusé, n’est-ce pas ?!

2 Comments
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7 octobre 2018
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7 octobre 2018

2 Comments

  • Margaux Lifestyle

    Ultra intéressant comme article !!! Merci pour le partage ! Si tu as d’autres tips sur l’envers du décor, je les lirais avec plaisir 🙂

    • Telmaa

      Merci !! Je note, je ferais une suite à cet article 🙂

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